Auteure indépendante depuis 2008, l'écriture est mon oxygène depuis que je suis en âge d'écrire, d'imaginer des histoires. Je m'inspire de ma curiosité, de mes lectures qui me nourrissent. Sur ce blog, je partagerai ma vie d'auteure mais aussi j'écrirai des articles en rapport avec l'écriture, les livres, et ceux, comme moi, qui créent des histoires.
Quoi de plus normal que de publier un livre sur mon parcours d'écriture afin que mes lectrices et lecteurs fassent connaissance avec moi par ce qui aime ma vie : écrire...
Comment est né ce livre ?
Dans la précipitation. A l'origine, en 2020, je devais publier Une amie de coeur mais le Covid-19 est arrivé avec l'annulation de tous mes salons. Je ne pouvais pas sortir ce roman lors de cette période incertaine. Je vivais dans le Cher à l'époque, lors de l'été des marchés se profilaient, avec les gestes barrières, aussi, j'ai sorti mon parcours d'auteure sur lequel je travaillais mais sans date de publication.
Je voulais raconter mon histoire avec l'écriture, mon parcours en autoédition qui ne ressemble pas à ceux qui se lancent dans l'autoédition en passant par des plateformes numériques et ne participent à aucun salon !
J'ai sorti ce livre dans la précipitation car je voulais une nouveauté sur mon stand. Je m'aperçois que j'aurais dû patienter, faire une année blanche et retravailler mon texte, mais j'aime beaucoup ce livre.
Que racontes-tu dans Une page se tourne...l'autoédition un vent de liberté ?
Mes premiers pas dans l'écriture, mes premiers livres non publiés et mon choix de l'autoédition pour la publication de mon premier ouvrage spécifique sur le cirque. Je raconte aussi le parcours de chacun de mes "bébés livresques", de l'idée de départ (l'inspiration) à leur départ dans les foyers des lectrices et des lecteurs. J'explique, aussi, les étapes pour s'auto-éditer avec les enseignements que j'en ai tiré. Je donne des conseils qui découle de mon expérience.
Quel est le parcours de ce livre auprès du public ?
Son parcours est à l'image de ma précipitation pour le sortir. De 2020 à 2022, les ventes sont nulles. Il y a un petit sursaut depuis car j'ai baissé son prix qui était déjà très abordable et je le présente différemment sur mon stand.
Je suis consciente de sa maladresse, mélanger mon parcours et les conseils n'étaient pas une bonne idée car il y a deux publics différents : celui qui veut découvrir un parcours d'auteur et celui qui veut s'informer sur l'autoédition. Malgré tout, c'est un livre que j'aime beaucoup, que je présente toujours sur ma table lors des dédicaces et qui suscite de l'intérêt.
Pourquoi ce choix de l'autoédition ?
Pour être libre, tout simplement. Libre dans ma création, libre sur mon temps d'écriture, libre sur la date de publication et dans ma manière de les présenter au public. Etre libre de mes choix, de l'écriture à la sortie du livre.
Dans ton livre, tu évoques l'évolution de l'autoédition. Est-ce une bonne chose ?
Dans n'importe quel domaine, nous faisons face à l'évolution des technologies. Quand j'ai commencé en 2008, les auteurs auto-édités passaient par un imprimeur, participaient à des salons où ils pouvaient échanger sur leurs écrits, parler d'écriture. Puis, il y a eu des plateformes d'autoédition, Amazon...le livre numérique et de là toute une vague d'auteurs qui sont là pour vendre, être populaire, publient plusieurs livres par an, font peu de salons ou quand ils y participent viennent avec toute leur panoplie commerciale. Les salons deviennent des foires aux auteurs commerciaux. L'argent, l'argent au détriment de l'écriture et de l'échange authentique avec les lectrices/lecteurs... Le paysage a changé mais je reste moi-même, avec mes valeurs. Je mène ma barque sur des océans moins agités avec un seul moteur : partager, échanger avec ceux qui me lisent.
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La couverture de mon livre - Ma douzième publication
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As-tu des écrivains - références ?
Oui. Trois femmes : George Sand, Virginia Woolf et Joyce Carol Oates.
Pourrais-tu un jour passer par l'édition classique ?
J'ai tenté avec deux premiers romans, en 1987 et 1988, j'étais adolescente...mais quand je lis, je vois ici et là les déceptions de certains écrivains, le rejet dont certains ont été l'objet, car la politique est de faire de l'argent, de mettre en avant ceux qui ont une image, qui sont suivis par des milliers d'abonnés sur internet, de l'influence sur les réseaux sociaux au détriment de la qualité littéraire. Je me dis que je suis bien en autoédition, libre. La liberté n'a pas de prix.
Dans Une Page se tourne, tu évoques des souvenirs éparpillés, quel est le plus important pour toi ?
Mon premier salon en août 2008 à Chatel-Guyon, nous étions plus de 250 auteurs, connus et moins connus, sans distinction pour les organisateurs. Je portais une jolie robe, maquillée juste ce qu'il faut. J'étais heureuse d'être là, d'échanger avec le public et les auteurs. Je me savais à ma place. C'était un pied de nez aussi, à ceux qui ont dénigré ma passion pour l'écriture, qui m'ont dit que je perdais mon temps.
Tes souvenirs sont datés, tiens-tu un journal d'écrivain ?
Je tiens mon journal depuis le 1er janvier 1987, tout ce qui concerne mon parcours d'écriture se mélange avec ma vie, avec mon regard sur la société et ses évènements. Je ne tiens pas de journal d'écrivain pur. Pour chaque livre publié, j'ouvre un cahier sur la chronologie de mon travail d'écriture. Ecrire est une partie intégrante de ma vie. Publier des livres est un tiroir de ma vie, en faire un récit exclusif serait une obligation et je perdrais ma liberté, mon plaisir d'écrire.
Mon bureau
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Fabienne Rêve, Une page se tourne...un vent de liberté ! (2020)